Ingénierie et études techniques au Maroc

Nos services · MarocIngénierie et études techniques au MarocLe calcul, la note et le plan qui viennent avant les travaux — et qui évitent de devoir tout reprendre après.

Un projet industriel se joue avant le premier coup de pelle. Le poste électrique mal dimensionné, la zone ATEX jamais classée, le désenfumage calculé à la louche : personne ne le voit à la réception. Cela se voit deux ans plus tard, quand l’installation ne peut plus évoluer, quand l’assureur relève l’écart, ou quand il faut tout reprendre en production.

VERCOTEST réunit sur cette page l’ensemble de ses études techniques : celles qui conçoivent, celles qui démontrent la sécurité, celles qui mesurent l’énergie et le carbone, et l’assistance qui vous représente face aux entreprises. Toutes aboutissent au même type de livrable : une note de calcul, un plan ou un dossier que vous pouvez présenter à un tiers.

Ingénierie et étudesQuatre familles d’études, un seul interlocuteurDe la conception au dossier réglementaire, jusqu’au suivi des travaux.
Conception et lots techniquesÉtudes électriques, fluides, CVC et suivi des lots techniques : dimensionnement, notes de calcul, plans et cahiers des charges.ConceptionNotes de calcul et plans d’exécution
Sécurité et dangersClassement ATEX, études de sécurité incendie, sécurité industrielle et étude de dangers pour établissements classés.DémonstrationDossiers opposables à l’administration
Énergie et carboneAudit énergétique réglementaire, plan d’actions d’efficacité, bilan carbone et trajectoire de décarbonation.MesureLoi n° 47-09 · GHG Protocol
Assistance maître d’ouvrageProgramme, consultation des entreprises, analyse des offres, suivi de chantier et réception : nous défendons votre intérêt, pas celui du constructeur.AMO techniqueDe l’appel d’offres à la levée des réserves
LivrablesNotes de calcul, plans, dossiers réglementaires et rapports d’audit
IndépendanceNous ne réalisons aucun des travaux que nous concevons ou préconisons
Plan technique sur logiciel de CAO pour une étude d’installation industrielle
Études et plans techniques : notes de calcul, schémas et dossiers d’exécution réalisés par VERCOTEST.

Études et suivi des lots techniques

Les lots techniques — électricité, CVC, plomberie, courants faibles, fluides industriels — représentent la part la plus coûteuse d’un projet et celle qui se rattrape le plus difficilement. Nous intervenons en conception (dimensionnement, notes de calcul, plans, descriptifs) et en suivi d’exécution (visas, contrôle de conformité au marché, réception technique).

Le point de vigilance est toujours le même : un lot technique dimensionné au plus juste ne laisse aucune marge d’évolution. Nous intégrons dès l’étude les extensions prévisibles, parce qu’ajouter une ligne de production sur un TGBT saturé coûte dix fois le surcoût initial.

Bilan de puissance et dimensionnementCharges réelles, foisonnement, réserve d’extension, choix du transformateur et du groupe de secours.
Plans et schémas d’exécutionUnifilaires, schémas de principe, cheminements, plans d’implantation et synoptiques exploitables sur site.
Cahiers des charges techniquesDescriptifs, spécifications et critères de réception, rédigés pour être comparables entre soumissionnaires.
Visas et suivi d’exécutionVérification des plans d’entreprise, contrôle du montage, essais de mise en service et levée des réserves.

Étude ATEX et classement de zones

Dès qu’un site manipule des solvants, des poudres, du gaz, des hydrocarbures ou des batteries au plomb, il est concerné. L’étude ATEX consiste à identifier les sources de dégagement, à en déduire le classement des emplacements, puis à vérifier que le matériel installé dans chaque zone est bien adapté à cette zone.

Le classement suit les EN 60079-10-1 pour les gaz et vapeurs, et EN 60079-10-2 pour les poussières combustibles. L’ensemble est consigné dans un document relatif à la protection contre les explosions, complété par la liste du matériel, ses marquages Ex et son plan de vérification périodique.

LivrableContenuRéférentiel
Inventaire des substancesProduits, quantités, caractéristiques d’inflammabilité, températures d’auto-inflammation, granulométrie pour les poudres.Fiches de données de sécurité
Classement de zonesZones 0, 1 et 2 pour les gaz ; zones 20, 21 et 22 pour les poussières, avec étendue et justification.EN 60079-10-1 · EN 60079-10-2
Plans de zonageReport des zones sur les plans du site, en plan et en élévation.Plans exploitables en exploitation
Adéquation du matérielVérification que chaque appareil installé porte le marquage Ex correspondant à sa zone, à son groupe et à sa classe de température.EN 60079-14
Plan d’inspectionPériodicité et niveau d’inspection du matériel Ex, et suites à donner.EN 60079-17
Document de protectionSynthèse des risques, mesures techniques et organisationnelles, formation et permis de travail en zone.Document unique de protection contre les explosions
L’erreur la plus fréquente : un classement fait une fois, puis jamais mis à jour. Un changement de produit, un nouveau poste de transvasement ou une ventilation déposée suffit à modifier l’étendue d’une zone. Le classement doit être revu à chaque modification, et pas seulement lors d’un audit client.

Études électriques

L’étude électrique est la note de calcul qui justifie chaque choix : section de câble, calibre de protection, régime de neutre, sélectivité. Sans elle, une installation peut fonctionner des années et se révéler non protégée le jour d’un défaut.

Calcul de courts-circuitsDétermination des intensités de court-circuit en tout point, base du choix du pouvoir de coupure des appareils.
Sélectivité et filiationS’assurer qu’un défaut en bout de ligne ne met pas hors service tout un atelier en faisant déclencher le disjoncteur général.
Chute de tension et sectionsDimensionnement des câbles selon la charge, la longueur, le mode de pose et la température ambiante.
Régime de neutreChoix TT, TN ou IT selon la continuité de service recherchée et les contraintes de sécurité du site.
Mise à la terre et équipotentialitéDimensionnement des prises de terre, liaisons équipotentielles et protection contre les contacts indirects.
Protection contre la foudreAnalyse du risque et dimensionnement des protections, pour les sites exposés ou à process sensible.

Ces études se prolongent naturellement dans la vérification réglementaire des installations électriques et dans la thermographie infrarouge, qui révèle en exploitation ce qu’aucun calcul ne peut anticiper : les connexions desserrées et les déséquilibres de charge.

Sécurité industrielle et études de sécurité incendie

La sécurité industrielle couvre l’analyse des risques du procédé lui-même : ce qui peut mal tourner, avec quelle probabilité, et quelles barrières s’y opposent. Elle s’appuie sur des méthodes structurées — analyse préliminaire des risques, HAZOP, nœud papillon — et débouche sur des mesures de maîtrise hiérarchisées, pas sur une liste de bonnes intentions.

Les études de sécurité incendie traitent quant à elles du bâtiment et de ses occupants : comment le feu peut se développer, comment les personnes sortent, comment les secours entrent, et ce qui doit tenir pendant ce temps.

ÉtudeCe qu’elle produit
Analyse des risques procédéScénarios d’accident, barrières de prévention et de protection, criticité résiduelle et mesures de maîtrise des risques.
DésenfumageCalcul des surfaces d’évacuation de fumée et d’amenée d’air, dimensionnement des exutoires et de la ventilation mécanique.
ÉvacuationCalcul des dégagements, unités de passage, distances à parcourir et effectifs admissibles par zone.
Stabilité et compartimentageExigences de résistance au feu des structures, recoupement des locaux à risque, traversées de parois et clapets.
Moyens de secoursDimensionnement des extincteurs, RIA, colonnes, besoins en eau d’extinction, détection et alarme.
Consignes et plansPlans d’évacuation et d’intervention, consignes de sécurité, organisation de l’alerte.

Une fois les installations en place, leur maintien en condition relève de la vérification réglementaire des moyens de secours, et la mise en situation des équipes de la formation sécurité incendie.

Étude de dangers

L’étude de dangers est le dossier qui démontre à l’administration que les risques majeurs d’une installation sont identifiés et maîtrisés. Elle concerne au Maroc les établissements classés au sens du dahir du 25 août 1914 relatif aux établissements insalubres, incommodes ou dangereux, et accompagne fréquemment l’étude d’impact environnemental exigée par la loi n° 12-03.

Concrètement, elle recense les phénomènes dangereux possibles — incendie, explosion, dispersion toxique, épandage —, retient les scénarios majorants, modélise les effets (flux thermiques, surpressions, concentrations) et compare les distances d’effet à l’environnement réel du site : voisinage, voiries, établissements recevant du public.

Identification des potentiels de dangerSubstances, quantités, conditions de stockage et de procédé, énergies mises en jeu.
AccidentologieRetour d’expérience sur des installations comparables : ce qui est déjà arrivé ailleurs est le meilleur indicateur.
Scénarios et modélisationCalcul des distances d’effets létaux et irréversibles, cartographie sur le plan de masse.
Barrières de sécuritéMesures de maîtrise des risques, leur efficacité, leur temps de réponse et leur niveau de confiance.
Moyens d’interventionBesoins en eau, rétention, confinement des eaux d’extinction, organisation des secours internes et externes.
Dossier administratifDocument structuré, avec résumé non technique, destiné à être déposé et défendu devant l’autorité.

Audit énergétique et bilan carbone

Au Maroc, l’audit énergétique est encadré par la loi n° 47-09 relative à l’efficacité énergétique : au-delà de certains seuils de consommation, il devient obligatoire et périodique, et il doit être réalisé par un organisme agréé par l’AMEE. Au-delà de l’obligation, c’est l’un des rares diagnostics qui se rembourse : sur la plupart des sites industriels, le gisement d’économies se situe entre 10 et 20 % de la facture.

Le bilan carbone répond à une pression différente, et plus récente : celle de vos clients européens. Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières impose progressivement aux importateurs de déclarer les émissions incorporées dans les produits — et ils la demandent à leurs fournisseurs marocains. Un exportateur qui ne sait pas chiffrer son empreinte carbone devient, à court terme, un fournisseur difficile à retenir.

PrestationContenuCadre
Audit énergétiqueAnalyse des consommations par usage, campagne de mesures, identification des gisements, plan d’actions chiffré avec temps de retour.Loi n° 47-09 · organismes agréés AMEE
Comptage et suiviMise en place d’un plan de comptage et d’indicateurs de performance énergétique exploitables au quotidien.ISO 50001 comme trame
Bilan carboneInventaire des émissions directes et indirectes, scopes 1, 2 et 3, avec facteurs d’émission documentés.GHG Protocol · ISO 14064-1
Trajectoire de décarbonationScénarios de réduction, investissements associés, priorisation par coût de la tonne évitée.Objectifs de réduction datés
Préparation à la demande clientFormalisation des données exigées par vos donneurs d’ordre européens dans le cadre du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.Déclarations fournisseurs
Attention à ne pas confondre les deux : l’audit énergétique parle de kWh et de dirhams, le bilan carbone parle de tonnes de CO₂ équivalent. Ils se nourrissent des mêmes données de consommation mais ne répondent pas aux mêmes interlocuteurs — l’un à la réglementation marocaine, l’autre à votre client final.

Assistance à maîtrise d’ouvrage technique

Dans un projet, le constructeur a son bureau d’études, l’installateur a le sien, et vous n’avez personne. L’AMO technique comble exactement ce déséquilibre : nous lisons les offres et les plans avec vos intérêts en tête, et nous posons les questions que vous n’avez pas le temps de poser.

PhaseCe que nous faisons pour vous
ProgrammeTraduction de votre besoin d’exploitation en exigences techniques chiffrées, avant toute consultation.
ConsultationRédaction du dossier de consultation, définition des critères de jugement, réponses aux questions des candidats.
Analyse des offresComparaison technique réelle, mise en évidence des exclusions, des options masquées et des sous-dimensionnements.
Suivi de travauxVisites de chantier, visas des plans d’exécution, relevé des écarts au marché, comptes rendus.
Essais et réceptionAssistance aux essais de performance, constitution du procès-verbal, liste des réserves.
Levée des réservesSuivi jusqu’à la levée effective, et récupération du dossier des ouvrages exécutés complet.

Notre position est la même que dans toutes nos missions : nous ne réalisons pas les travaux que nous concevons, et nous ne vendons pas les équipements que nous spécifions. C’est ce qui rend l’avis utilisable.

Textes et référentiels de rattachement

  • Loi n° 65-99 formant Code du travail — obligations de l’employeur en matière d’hygiène et de sécurité
  • Dahir du 25 août 1914 — établissements insalubres, incommodes ou dangereux
  • Loi n° 12-03 — études d’impact sur l’environnement
  • Loi n° 47-09 — efficacité énergétique et audit énergétique obligatoire
  • EN 60079-10-1, -10-2, -14 et -17 — atmosphères explosives : classement, installation et inspection
  • GHG Protocol et ISO 14064-1 — quantification des émissions de gaz à effet de serre

Questions fréquentes

Quelle différence entre une étude technique et un contrôle réglementaire ?

L’étude vient avant : elle conçoit, calcule et démontre. Le contrôle réglementaire vient après : il vérifie périodiquement que l’installation réalisée reste sûre. Les deux se répondent — une bonne étude rend les vérifications ultérieures simples, une étude bâclée les transforme en liste de réserves.

Quand faut-il faire une étude ATEX ?

Dès qu’une atmosphère explosive peut se former : solvants, alcools, hydrocarbures, gaz, poussières combustibles (farine, sucre, bois, métaux, plastiques) ou local de charge de batteries. Elle est également à refaire à chaque modification du procédé, du produit ou de la ventilation — c’est le point le plus souvent négligé.

Notre audit énergétique est-il obligatoire ?

Cela dépend de votre consommation annuelle. La loi n° 47-09 impose l’audit énergétique périodique au-delà de seuils définis par secteur, et il doit alors être réalisé par un organisme agréé par l’AMEE. En dessous des seuils, l’audit reste volontaire — mais c’est souvent là qu’il rapporte le plus, parce que rien n’a jamais été optimisé.

Le bilan carbone sert-il à autre chose qu’à la communication ?

Oui, et de plus en plus. Vos donneurs d’ordre européens demandent désormais les émissions incorporées dans les produits qu’ils importent, dans le cadre du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Un exportateur marocain incapable de fournir ces données se retrouve pénalisé commercialement, indépendamment de toute obligation locale.

Qui réalise l’étude de dangers, et à qui est-elle destinée ?

Elle est réalisée par un bureau d’études pour le compte de l’exploitant, et destinée à l’autorité qui instruit le dossier de l’établissement classé. Elle doit être défendable : chaque scénario retenu, chaque distance d’effet et chaque barrière doit pouvoir être justifié en séance.

Pouvez-vous intervenir sur un projet déjà commencé ?

Oui, et c’est fréquent. Nous reprenons les études existantes, identifions les écarts et les points non tranchés, puis poursuivons. Le cas le plus courant est celui d’un chantier où les plans d’exécution de l’entreprise n’ont jamais été visés par personne : c’est là que se créent les réserves de réception.

Réalisez-vous aussi les travaux que vous préconisez ?

Non, jamais, et c’est volontaire. Nous ne vendons ni équipement ni prestation de travaux. C’est la condition pour que nos notes de calcul, nos analyses d’offres et nos plans d’action reflètent votre besoin et non notre carnet de commandes.

Un projet, une extension ou un dossier à déposer ?Décrivez-nous l’installation et l’échéance : nous vous disons quelles études sont réellement nécessaires — et lesquelles ne le sont pas.Demander un devis