Accompagnement et assistance QA/QC au Maroc

Contrôle et expertise technique · Bureau de contrôle au MarocAccompagnement et assistance QA/QCUn défaut trouvé sur un plan se corrige avec une gomme. Le même défaut trouvé à la mise en service se corrige avec un arrêt d’exploitation.

Sur un projet industriel, la qualité ne se contrôle pas à la fin : elle se construit à chaque étape, et se prouve par des documents. VERCOTEST intervient comme tierce partie indépendante aux côtés du maître d’ouvrage, pour vérifier que ce qui est conçu, commandé, fabriqué et monté correspond réellement à ce qui a été spécifié.

Cette mission d’assurance et de contrôle qualité (QA/QC) s’inscrit dans notre offre de contrôle et expertise technique, sur l’ensemble du territoire marocain, en atelier comme sur chantier.

Contrôle et expertise technique · Bureau de contrôle au MarocTrois temps d’une mission QA/QCLe coût d’une non-conformité est multiplié par dix à chaque étape franchie sans être détectée.
AvantRevue de conception, choix des fournisseurs et sous-traitants, établissement du plan d’assurance qualité et du plan de contrôle.Ce qui se joueLes erreurs qui coûtent le plus cher
PendantInspections en atelier et sur site, suivi des travaux de soudage, qualification des modes opératoires et des soudeurs.Ce qui se joueLa conformité réelle de l’exécution
AprèsConstitution et vérification du dossier de fin d’affaire : rapports, certificats matière, PV de contrôle, traçabilité.Ce qui se joueLa preuve, le jour où on la demande
RéférentielsEN ISO 3834 · EN ISO 15614-1 · EN ISO 9606-1 · EN ISO 17637 · EN 1090 · ISO 9001
PositionnementTierce partie indépendante, mandatée par le maître d’ouvrage
Relevé de contrôle qualité sur chantier, document du plan d'assurance qualité
Un plan de contrôle sans points d’arrêt n’est qu’une liste d’intentions.

Revue de conception

Nous examinons les documents d’étude avant qu’ils ne deviennent des commandes : notes de calcul, plans d’ensemble et de détail, spécifications techniques, choix de matériaux, dispositions constructives et exigences de contrôle.

L’objectif n’est pas de refaire l’étude. Il est de vérifier trois choses : que le référentiel appliqué est le bon, que les hypothèses correspondent aux conditions réelles d’exploitation, et que la conception est contrôlable — un assemblage qu’aucun moyen de contrôle ne peut atteindre est un point aveugle pour toute la durée de vie de l’ouvrage.

Une part importante des non-conformités relevées en fabrication trouve son origine dans un document d’étude ambigu, pas dans une faute d’atelier. C’est la raison pour laquelle la revue de conception est l’étape au meilleur rapport coût/effet de toute la chaîne.

Choix des fournisseurs et des sous-traitants

Avant l’attribution, nous évaluons la capacité réelle des candidats à réaliser ce qui leur sera demandé : moyens de production, moyens de contrôle et leur étalonnage, qualifications de soudage détenues, personnel qualifié disponible, système qualité en place et références comparables.

Audit d’atelierVisite sur site avant attribution : machines, zones de stockage des consommables, traçabilité matière, gestion des non-conformités, organisation du contrôle interne.
Revue des qualificationsValidité et domaine de validité des QMOS et des qualifications de soudeurs au regard des assemblages réellement prévus — un certificat valable ne couvre pas forcément votre configuration.
Analyse des offres techniquesComparaison des offres sur ce qui est réellement inclus : contrôles, essais, traitements de surface, documentation de fin d’affaire.

Établissement des procédures

Nous rédigeons ou vérifions les documents qui pilotent la qualité du projet :

  • le plan d’assurance qualité (PAQ) du projet et des fournisseurs ;
  • le plan de contrôle et d’essais, avec les points d’arrêt et de convocation — points R (revue de document), W (assistance à un essai), H (arrêt : l’étape suivante ne démarre pas sans levée) ;
  • les procédures de contrôle : visuel, dimensionnel, contrôle non destructif, essais de réception ;
  • les critères d’acceptation, écrits avant le début des travaux et non négociés au moment du litige.
Un plan de contrôle sans points d’arrêt n’est pas un plan de contrôle : c’est une liste d’intentions. Le point d’arrêt est le seul mécanisme qui donne au maître d’ouvrage le pouvoir d’intervenir avant que l’étape suivante ne rende la correction impossible.

Inspections sur site et en atelier

Nos inspecteurs interviennent selon le plan de contrôle convenu, aux étapes qui comptent — et non de façon aléatoire.

ÉtapeCe qui est vérifié
Réception matièreConcordance entre certificats matière, marquage des produits et nomenclature. Une erreur de nuance découverte après soudage se paie en pièces refaites.
PréparationChanfreins, accostage, propreté, préchauffage, conditions d’ambiance et protection du poste.
En cours de fabricationRespect des procédures, tolérances dimensionnelles, contrôle visuel des assemblages selon EN ISO 17637.
Contrôles finauxContrôle non destructif, essais de réception, contrôle dimensionnel final, épreuves lorsqu’elles sont prévues.
Traitement de surfacePréparation, épaisseurs de revêtement, adhérence, conditions d’application et de séchage.
Montage sur siteConformité au plan d’implantation, serrages, alignements, reprises de soudure et finitions.

Suivi des travaux de soudage

Le soudage concentre l’essentiel du risque qualité d’un ouvrage métallique, et l’essentiel de ce qui ne se voit plus une fois la peinture appliquée. Notre suivi porte sur :

  • le respect du DMOS en conditions réelles : procédé, métal d’apport, position, énergie, températures entre passes ;
  • la gestion des consommables : étuvage, conditionnement, traçabilité des lots ;
  • le contrôle visuel des cordons selon EN ISO 17637 et les critères d’acceptation retenus ;
  • le programme de contrôle non destructif : taux de contrôle, choix des zones, examen des rapports et contre-interprétation ;
  • la traçabilité : quel soudeur a exécuté quel cordon, avec quel lot de consommable, à quelle date.
Sans traçabilité, un défaut découvert sur un cordon impose de suspecter tous les autres. Avec elle, on remonte au poste, au soudeur et au lot — et l’étendue de la reprise se limite à ce qui est réellement concerné.

Qualification des modes opératoires et des soudeurs

Deux qualifications distinctes, souvent confondues, et toutes deux exigibles.

Qualification du mode opératoire (QMOS)Le procédé lui-même est éprouvé : une soudure d’essai est réalisée selon un DMOS préliminaire, puis soumise à examens et essais mécaniques — traction, pliage, résilience, macrographie, dureté — selon la norme EN ISO 15614-1. Le procès-verbal qui en résulte fixe le domaine de validité : nuances, épaisseurs, positions, procédés couverts.
Qualification des soudeursLa personne est éprouvée : épreuve pratique et contrôle de l’assemblage réalisé selon la norme EN ISO 9606-1 pour les aciers. La qualification est nominative, limitée dans le temps et dans son domaine, et doit être maintenue par une activité effective.

Nous assistons nos clients aux deux niveaux : rédaction et revue des DMOS préliminaires, assistance aux épreuves, examen des procès-verbaux, vérification de la couverture réelle des qualifications détenues par rapport aux assemblages du projet, et suivi des dates de validité.

Le dossier de fin d’affaire

À la réception, ce qui reste d’un projet, c’est son dossier. Nous en vérifions la complétude et la cohérence : certificats matière, DMOS et QMOS, qualifications de soudeurs, rapports de contrôle non destructif, plans conformes à l’exécution, PV d’essais, certificats d’étalonnage des moyens de mesure et levée des non-conformités.

Un dossier incomplet se paie deux fois : à la réception, où il bloque le paiement, et des années plus tard, quand une expertise ou un assureur demande une preuve qui n’existe plus.

Questions fréquentes

Le QA/QC remplace-t-il le contrôle interne du fabricant ?

Non. Le fabricant reste responsable de la conformité de sa production et de son autocontrôle. Notre mission est de vérifier, pour le compte du maître d’ouvrage, que ce contrôle interne existe, qu’il est appliqué et qu’il est efficace.

À quel moment faut-il nous impliquer ?

Le plus tôt possible — idéalement à la revue de conception et avant le choix des fournisseurs. C’est là que les décisions coûtent le moins cher à corriger. Une mission qui démarre en fin de fabrication ne peut plus que constater.

Intervenez-vous chez des fournisseurs hors du Maroc ?

La mission se définit selon la localisation des ateliers concernés. Le principe reste identique : plan de contrôle, points d’arrêt, rapports de visite et suivi des non-conformités.

Faites-vous vous-mêmes les contrôles non destructifs ?

Oui. Nos moyens de contrôle non destructif nous permettent de réaliser ou de contre-vérifier les examens plutôt que de nous limiter à la lecture des rapports d’un tiers.

Faire accompagner votre projetDécrivez-nous votre projet, son stade d’avancement et les fournisseurs concernés : nous vous proposons un plan de contrôle et un volume d’intervention adaptés.Demander un devis