Un projet industriel se joue avant le premier coup de pelle. Le poste électrique mal dimensionné, la zone ATEX jamais classée, le désenfumage calculé à la louche : personne ne le voit à la réception. Cela se voit deux ans plus tard, quand l’installation ne peut plus évoluer, quand l’assureur relève l’écart, ou quand il faut tout reprendre en production.
VERCOTEST réunit sur cette page l’ensemble de ses études techniques : celles qui conçoivent, celles qui démontrent la sécurité, celles qui mesurent l’énergie et le carbone, et l’assistance qui vous représente face aux entreprises. Toutes aboutissent au même type de livrable : une note de calcul, un plan ou un dossier que vous pouvez présenter à un tiers.

Études et suivi des lots techniques
Les lots techniques — électricité, CVC, plomberie, courants faibles, fluides industriels — représentent la part la plus coûteuse d’un projet et celle qui se rattrape le plus difficilement. Nous intervenons en conception (dimensionnement, notes de calcul, plans, descriptifs) et en suivi d’exécution (visas, contrôle de conformité au marché, réception technique).
Le point de vigilance est toujours le même : un lot technique dimensionné au plus juste ne laisse aucune marge d’évolution. Nous intégrons dès l’étude les extensions prévisibles, parce qu’ajouter une ligne de production sur un TGBT saturé coûte dix fois le surcoût initial.
Étude ATEX et classement de zones
Dès qu’un site manipule des solvants, des poudres, du gaz, des hydrocarbures ou des batteries au plomb, il est concerné. L’étude ATEX consiste à identifier les sources de dégagement, à en déduire le classement des emplacements, puis à vérifier que le matériel installé dans chaque zone est bien adapté à cette zone.
Le classement suit les EN 60079-10-1 pour les gaz et vapeurs, et EN 60079-10-2 pour les poussières combustibles. L’ensemble est consigné dans un document relatif à la protection contre les explosions, complété par la liste du matériel, ses marquages Ex et son plan de vérification périodique.
| Livrable | Contenu | Référentiel |
|---|---|---|
| Inventaire des substances | Produits, quantités, caractéristiques d’inflammabilité, températures d’auto-inflammation, granulométrie pour les poudres. | Fiches de données de sécurité |
| Classement de zones | Zones 0, 1 et 2 pour les gaz ; zones 20, 21 et 22 pour les poussières, avec étendue et justification. | EN 60079-10-1 · EN 60079-10-2 |
| Plans de zonage | Report des zones sur les plans du site, en plan et en élévation. | Plans exploitables en exploitation |
| Adéquation du matériel | Vérification que chaque appareil installé porte le marquage Ex correspondant à sa zone, à son groupe et à sa classe de température. | EN 60079-14 |
| Plan d’inspection | Périodicité et niveau d’inspection du matériel Ex, et suites à donner. | EN 60079-17 |
| Document de protection | Synthèse des risques, mesures techniques et organisationnelles, formation et permis de travail en zone. | Document unique de protection contre les explosions |
Études électriques
L’étude électrique est la note de calcul qui justifie chaque choix : section de câble, calibre de protection, régime de neutre, sélectivité. Sans elle, une installation peut fonctionner des années et se révéler non protégée le jour d’un défaut.
Ces études se prolongent naturellement dans la vérification réglementaire des installations électriques et dans la thermographie infrarouge, qui révèle en exploitation ce qu’aucun calcul ne peut anticiper : les connexions desserrées et les déséquilibres de charge.
Sécurité industrielle et études de sécurité incendie
La sécurité industrielle couvre l’analyse des risques du procédé lui-même : ce qui peut mal tourner, avec quelle probabilité, et quelles barrières s’y opposent. Elle s’appuie sur des méthodes structurées — analyse préliminaire des risques, HAZOP, nœud papillon — et débouche sur des mesures de maîtrise hiérarchisées, pas sur une liste de bonnes intentions.
Les études de sécurité incendie traitent quant à elles du bâtiment et de ses occupants : comment le feu peut se développer, comment les personnes sortent, comment les secours entrent, et ce qui doit tenir pendant ce temps.
| Étude | Ce qu’elle produit |
|---|---|
| Analyse des risques procédé | Scénarios d’accident, barrières de prévention et de protection, criticité résiduelle et mesures de maîtrise des risques. |
| Désenfumage | Calcul des surfaces d’évacuation de fumée et d’amenée d’air, dimensionnement des exutoires et de la ventilation mécanique. |
| Évacuation | Calcul des dégagements, unités de passage, distances à parcourir et effectifs admissibles par zone. |
| Stabilité et compartimentage | Exigences de résistance au feu des structures, recoupement des locaux à risque, traversées de parois et clapets. |
| Moyens de secours | Dimensionnement des extincteurs, RIA, colonnes, besoins en eau d’extinction, détection et alarme. |
| Consignes et plans | Plans d’évacuation et d’intervention, consignes de sécurité, organisation de l’alerte. |
Une fois les installations en place, leur maintien en condition relève de la vérification réglementaire des moyens de secours, et la mise en situation des équipes de la formation sécurité incendie.
Étude de dangers
L’étude de dangers est le dossier qui démontre à l’administration que les risques majeurs d’une installation sont identifiés et maîtrisés. Elle concerne au Maroc les établissements classés au sens du dahir du 25 août 1914 relatif aux établissements insalubres, incommodes ou dangereux, et accompagne fréquemment l’étude d’impact environnemental exigée par la loi n° 12-03.
Concrètement, elle recense les phénomènes dangereux possibles — incendie, explosion, dispersion toxique, épandage —, retient les scénarios majorants, modélise les effets (flux thermiques, surpressions, concentrations) et compare les distances d’effet à l’environnement réel du site : voisinage, voiries, établissements recevant du public.
Audit énergétique et bilan carbone
Au Maroc, l’audit énergétique est encadré par la loi n° 47-09 relative à l’efficacité énergétique : au-delà de certains seuils de consommation, il devient obligatoire et périodique, et il doit être réalisé par un organisme agréé par l’AMEE. Au-delà de l’obligation, c’est l’un des rares diagnostics qui se rembourse : sur la plupart des sites industriels, le gisement d’économies se situe entre 10 et 20 % de la facture.
Le bilan carbone répond à une pression différente, et plus récente : celle de vos clients européens. Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières impose progressivement aux importateurs de déclarer les émissions incorporées dans les produits — et ils la demandent à leurs fournisseurs marocains. Un exportateur qui ne sait pas chiffrer son empreinte carbone devient, à court terme, un fournisseur difficile à retenir.
| Prestation | Contenu | Cadre |
|---|---|---|
| Audit énergétique | Analyse des consommations par usage, campagne de mesures, identification des gisements, plan d’actions chiffré avec temps de retour. | Loi n° 47-09 · organismes agréés AMEE |
| Comptage et suivi | Mise en place d’un plan de comptage et d’indicateurs de performance énergétique exploitables au quotidien. | ISO 50001 comme trame |
| Bilan carbone | Inventaire des émissions directes et indirectes, scopes 1, 2 et 3, avec facteurs d’émission documentés. | GHG Protocol · ISO 14064-1 |
| Trajectoire de décarbonation | Scénarios de réduction, investissements associés, priorisation par coût de la tonne évitée. | Objectifs de réduction datés |
| Préparation à la demande client | Formalisation des données exigées par vos donneurs d’ordre européens dans le cadre du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. | Déclarations fournisseurs |
Assistance à maîtrise d’ouvrage technique
Dans un projet, le constructeur a son bureau d’études, l’installateur a le sien, et vous n’avez personne. L’AMO technique comble exactement ce déséquilibre : nous lisons les offres et les plans avec vos intérêts en tête, et nous posons les questions que vous n’avez pas le temps de poser.
| Phase | Ce que nous faisons pour vous |
|---|---|
| Programme | Traduction de votre besoin d’exploitation en exigences techniques chiffrées, avant toute consultation. |
| Consultation | Rédaction du dossier de consultation, définition des critères de jugement, réponses aux questions des candidats. |
| Analyse des offres | Comparaison technique réelle, mise en évidence des exclusions, des options masquées et des sous-dimensionnements. |
| Suivi de travaux | Visites de chantier, visas des plans d’exécution, relevé des écarts au marché, comptes rendus. |
| Essais et réception | Assistance aux essais de performance, constitution du procès-verbal, liste des réserves. |
| Levée des réserves | Suivi jusqu’à la levée effective, et récupération du dossier des ouvrages exécutés complet. |
Notre position est la même que dans toutes nos missions : nous ne réalisons pas les travaux que nous concevons, et nous ne vendons pas les équipements que nous spécifions. C’est ce qui rend l’avis utilisable.
Textes et référentiels de rattachement
- Loi n° 65-99 formant Code du travail — obligations de l’employeur en matière d’hygiène et de sécurité
- Dahir du 25 août 1914 — établissements insalubres, incommodes ou dangereux
- Loi n° 12-03 — études d’impact sur l’environnement
- Loi n° 47-09 — efficacité énergétique et audit énergétique obligatoire
- EN 60079-10-1, -10-2, -14 et -17 — atmosphères explosives : classement, installation et inspection
- GHG Protocol et ISO 14064-1 — quantification des émissions de gaz à effet de serre
Questions fréquentes
Quelle différence entre une étude technique et un contrôle réglementaire ?
L’étude vient avant : elle conçoit, calcule et démontre. Le contrôle réglementaire vient après : il vérifie périodiquement que l’installation réalisée reste sûre. Les deux se répondent — une bonne étude rend les vérifications ultérieures simples, une étude bâclée les transforme en liste de réserves.
Quand faut-il faire une étude ATEX ?
Dès qu’une atmosphère explosive peut se former : solvants, alcools, hydrocarbures, gaz, poussières combustibles (farine, sucre, bois, métaux, plastiques) ou local de charge de batteries. Elle est également à refaire à chaque modification du procédé, du produit ou de la ventilation — c’est le point le plus souvent négligé.
Notre audit énergétique est-il obligatoire ?
Cela dépend de votre consommation annuelle. La loi n° 47-09 impose l’audit énergétique périodique au-delà de seuils définis par secteur, et il doit alors être réalisé par un organisme agréé par l’AMEE. En dessous des seuils, l’audit reste volontaire — mais c’est souvent là qu’il rapporte le plus, parce que rien n’a jamais été optimisé.
Le bilan carbone sert-il à autre chose qu’à la communication ?
Oui, et de plus en plus. Vos donneurs d’ordre européens demandent désormais les émissions incorporées dans les produits qu’ils importent, dans le cadre du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Un exportateur marocain incapable de fournir ces données se retrouve pénalisé commercialement, indépendamment de toute obligation locale.
Qui réalise l’étude de dangers, et à qui est-elle destinée ?
Elle est réalisée par un bureau d’études pour le compte de l’exploitant, et destinée à l’autorité qui instruit le dossier de l’établissement classé. Elle doit être défendable : chaque scénario retenu, chaque distance d’effet et chaque barrière doit pouvoir être justifié en séance.
Pouvez-vous intervenir sur un projet déjà commencé ?
Oui, et c’est fréquent. Nous reprenons les études existantes, identifions les écarts et les points non tranchés, puis poursuivons. Le cas le plus courant est celui d’un chantier où les plans d’exécution de l’entreprise n’ont jamais été visés par personne : c’est là que se créent les réserves de réception.
Réalisez-vous aussi les travaux que vous préconisez ?
Non, jamais, et c’est volontaire. Nous ne vendons ni équipement ni prestation de travaux. C’est la condition pour que nos notes de calcul, nos analyses d’offres et nos plans d’action reflètent votre besoin et non notre carnet de commandes.
