La formation à l’habilitation électrique prépare vos collaborateurs à intervenir sur ou au voisinage d’installations électriques sans se mettre en danger. Elle concerne les électriciens, mais aussi — et c’est le point le plus souvent oublié — le personnel non électricien : mécaniciens, agents de maintenance, peintres, techniciens de nettoyage, caristes, qui travaillent tous à proximité d’armoires et de canalisations sous tension.
VERCOTEST assure cette formation partout au Maroc, en intra-entreprise sur votre site ou dans nos locaux à Casablanca, dans le cadre de son offre de formations sécurité et HSE.

Qui doit être habilité
Toute personne à qui l’employeur confie une opération sur un ouvrage électrique, ou une opération d’ordre non électrique dans un environnement où le risque existe. Concrètement :
Les niveaux d’habilitation
La nomenclature usuelle — issue de la norme NF C 18-510 et employée dans la pratique au Maroc — combine trois informations : le domaine de tension (B pour la basse tension, H pour la haute tension), la nature de l’opération et le rôle tenu.
| Symbole | Ce qu’il autorise |
|---|---|
| B0 / H0 | Opérations d’ordre non électrique dans un environnement à risque : le titulaire ne travaille pas sur l’installation, il travaille à côté. |
| B1 / B1V | Exécutant de travaux d’ordre électrique, sous la direction d’un chargé de travaux. V signifie « au voisinage ». |
| B2 / B2V | Chargé de travaux : dirige l’équipe et assure sa sécurité pendant l’opération. |
| BR | Chargé d’intervention générale en basse tension : dépannage, remplacement, mesurage, raccordement. |
| BC / HC | Chargé de consignation : met l’installation hors tension et la remet en service. |
| BE / HE | Opérations spécifiques : essais, mesurages, vérifications, manœuvres. |
| H1 / H2 / H2V | Équivalents en haute tension de B1 et B2. |
Le programme
Le contenu est ajusté au niveau visé et aux postes réellement occupés. Le tronc commun couvre :
- les effets du courant sur le corps humain : électrisation, électrocution, brûlure interne, tétanisation — et pourquoi 50 V suffisent ;
- les grandeurs et les domaines de tension, la lecture d’un schéma et le repérage des installations ;
- les zones d’environnement et les distances de sécurité ;
- les équipements de protection individuelle et collective, et leur vérification avant usage ;
- la procédure de consignation en cinq étapes : séparation, condamnation, identification, vérification d’absence de tension, mise à la terre et en court-circuit ;
- la conduite à tenir en cas d’accident ou d’incendie d’origine électrique.
La partie pratique se fait dans la mesure du possible sur vos propres installations : votre armoire, votre schéma, vos consignes. C’est ce qui fait la différence entre une formation retenue et une formation suivie.
Le cadre réglementaire au Maroc
L’obligation découle du Code du travail (loi n° 65-99), qui impose à l’employeur de préserver la santé et la sécurité de ses salariés et de leur assurer la formation correspondant aux risques encourus, et du décret n° 2-22-630 du 17 novembre 2022 relatif aux conditions générales d’hygiène et de sécurité, complété par l’arrêté n° 2537-23 du 11 octobre 2023 pour les installations électriques.
Comment se déroule une session
1. Analyse des besoins. Nous examinons avec vous les postes concernés et les opérations réellement confiées. C’est ce qui détermine le niveau à viser pour chacun — et évite de sur-habiliter ou de sous-habiliter.
2. Session. Groupe de 4 à 12 participants, théorie et pratique alternées, exercices sur installations.
3. Évaluation. Contrôle des connaissances et du savoir-faire, individuel.
4. Avis et attestation. Nous remettons une attestation de formation et un avis après évaluation, précisant le ou les symboles d’habilitation recommandés pour chaque participant.
5. Titre d’habilitation. L’employeur établit et signe le titre, en s’appuyant sur notre avis. Nous fournissons le modèle et accompagnons cette étape.
Questions fréquentes
Quand l’habilitation électrique est-elle obligatoire ?
Dès qu’un salarié effectue une opération sur ou au voisinage d’une installation électrique, y compris une opération d’ordre non électrique. Un agent de nettoyage qui intervient dans un local technique est concerné au même titre qu’un électricien.
Quelle est la procédure pour obtenir une habilitation électrique ?
Trois temps : une formation adaptée au niveau visé, une évaluation des connaissances et du savoir-faire, puis la délivrance du titre par l’employeur. Un organisme de formation ne délivre pas l’habilitation — il forme, évalue et donne un avis.
Quelles sont les différentes habilitations électriques ?
Elles se distinguent par le domaine de tension (B ou H), la nature de l’opération (d’ordre électrique ou non) et le rôle : exécutant, chargé de travaux, chargé d’intervention, chargé de consignation. Le tableau ci-dessus détaille les symboles usuels.
Combien de temps dure la formation ?
De une à trois journées selon le niveau : la plus courte pour le personnel non électricien (B0/H0), la plus longue pour les chargés d’intervention et de consignation, qui comportent davantage de pratique.
Faut-il un recyclage ?
Oui. La pratique de référence est un recyclage tous les trois ans, et immédiatement en cas de changement de poste, d’évolution des installations ou après une interruption prolongée d’activité.
Un titre délivré ailleurs reste-t-il valable chez nous ?
Non. Le titre est propre à l’employeur, à son installation et au poste occupé. Un nouvel employeur doit établir son propre titre, après s’être assuré de la formation et de l’aptitude de la personne.
