Charpentes de halls industriels, ossatures de bâtiments, passerelles, silos, supports de process, structures de manutention : l’acier ne pardonne pas les approximations. Il travaille, il fatigue, il se corrode — et ses défauts se concentrent presque toujours au même endroit, dans les assemblages.
VERCOTEST intervient en tiers indépendant sur les structures métalliques au Maroc, dans le cadre de sa mission de contrôle et expertise technique : à l’étude, en fabrication, à la réception, et sur les ouvrages en service.

Le contrôle tiers pendant l’étude de structure
Intégrer un contrôle technique dès la phase d’étude est le levier le plus efficace pour sécuriser un investissement. Faire valider les notes de calcul et les plans par des ingénieurs extérieurs au concepteur permet trois choses.
Inspections en atelier ou sur site
Nous intervenons sur la validation du plan d’assurance qualité (PAQ) des fournisseurs et des fabricants. Nos ingénieurs examinent :
- les dispositions constructives : cahier de soudage, documentation technique, systèmes anticorrosion et préparation de surface ;
- les méthodes et procédures de fabrication : découpe, perçage, assemblage, tolérances de montage ;
- les certificats d’étalonnage des moyens de mesure et de contrôle utilisés en atelier ;
- puis nous participons à la réception des travaux, en atelier comme sur site.
Suivi de fabrication et soudage
Le soudage est le point où se joue la résistance réelle d’une charpente. Notre suivi porte sur :
| Point de suivi | Ce que nous contrôlons |
|---|---|
| Exécution des opérations | Contrôle visuel des cordons, respect des DMOS, paramètres spécifiques de soudage (intensité, tension, vitesse, énergie). |
| Qualification | Cohérence entre le DMOS appliqué, les qualifications de mode opératoire et celles des soudeurs affectés au poste. |
| Suivi CND | Programme de contrôles non destructifs, examen des rapports et contre-interprétation éventuelle des résultats. |
| Taux de ferrite | Mesure sur les aciers inoxydables austéno-ferritiques, où le taux conditionne la tenue mécanique et la résistance à la corrosion. |
| Traçabilité | Correspondance entre coulées, certificats matière, repères de pièces, soudeurs et cordons exécutés. |
Diagnostiquer une structure existante
Sur un ouvrage en service, la question n’est plus « est-il conforme au calcul ? » mais « que reste-t-il de sa capacité ? ». Un diagnostic utile repose sur trois choses : des compétences techniques, des moyens de mesure précis, et une connaissance des règles de l’art.
Inspection visuelle
L’intervention commence par un relevé complet de l’état visuel. Le technicien identifie les zones critiques — pieds de poteaux, nœuds d’assemblage, zones de reprise d’effort, points bas où l’eau stagne — relève les anomalies et documente ses observations par photos, schémas et repérage sur plan.
Contrôles non destructifs
Selon les besoins, plusieurs techniques sont employées, toutes sans endommager la structure :
| Technique | Ce qu’elle révèle |
|---|---|
| Ultrasons | Épaisseur résiduelle des profilés et pertes de matière internes, invisibles sous la peinture. |
| Magnétoscopie | Fissures superficielles et sous-jacentes sur les pièces ferromagnétiques. |
| Ressuage | Défauts débouchants sur les zones soudées et les matériaux non magnétiques. |
| Thermographie | Échauffements anormaux et défauts d’isolation associés à la structure. |
Ces moyens font partie de notre offre de contrôle non destructif et de thermographie infrarouge.
Ce qu’un diagnostic met en évidence
Questions fréquentes
Faut-il arrêter l’exploitation pendant le diagnostic ?
Pas en règle générale. L’inspection visuelle et la plupart des contrôles non destructifs se font en exploitation ; seuls certains accès en hauteur ou zones de process demandent une coupure planifiée.
Nous n’avons plus les notes de calcul d’origine. Est-ce bloquant ?
Non. Un relevé géométrique de la structure et des essais permettent de reconstituer les caractéristiques réelles et de déterminer la capacité portante actuelle.
Le contrôle tiers est-il obligatoire au Maroc ?
Il n’existe pas de texte imposant systématiquement un contrôle tiers sur toute charpente métallique. En revanche, il est fréquemment exigé par les assureurs, les donneurs d’ordre et les cahiers des charges de projets industriels — et il conditionne souvent la réception des travaux.
Intervenez-vous en atelier chez le fabricant ?
Oui. Le suivi de fabrication et le contrôle du soudage se font chez le fabricant, avant expédition. C’est là que les non-conformités se corrigent le plus facilement.
